Retour sur les quarts de finale

juin

23

En battant l’Italie aux tirs aux buts (4 à 2), l’Espagne se qualifie pour les demi et clôture ainsi les ¼ de finale de cet Euro 2008. Beau jeu, surprises et retournements de situation… Retour sur une semaine riche en émotion.

Bis repetita

La déception de Cristiano Ronaldo

Battus 3 buts à 1 au Mondial 2006 lors du match de la 3ème place face aux allemands, les portugais avaient certainement un grand désir de revanche avant d’entamer ce premier ¼ de finale… Mais 2 ans après, même scénario, Luis Felipe Scolari et ses hommes se heurtent de nouveau au mur allemand.
Emmené par un Déco des grands jours (une des seules vraies satisfactions portugaises dans ce match), le Portugal a tenté de créer, de jouer… sans jamais parvenir à inquiéter l’équipe de Michael Ballack. Véritablement impressionnante par sa rigueur collective (à l’image du premier but), l’Allemagne était décidément intouchable. Si on ajoute à cela un Cristiano Ronaldo invisible, un Paulo Ferreira minable et un Ricardo à la masse, on peut dire, malgré un jeu correct mais sans plus, que le Portugal n’a pas été à la hauteur.

Ce qu’on retient

  • Un match de haut niveau, agréable à regarder.
  • L’Allemagne est fort bien partie pour remporter cette édition 2008.
  • Bosingwa à Chelsea, ça va faire mal.

Le match endormant qui réveille

Certainement la rencontre la plus soporifique de l’Euro, ce Croatie-Turquie ne restera dans les mémoires que pour sa fin de match … Et quelle fin de match ! Les plus courageux (ceux qui ne sont pas partis dormir à la 90ème) ont assisté à un véritable suspens haletant. Ce même suspens qui nous fait aimer l’Euro, qui nous fait aimer le foot.
Mené 1 à 0 à la 120 minutes, les turques arrachent la séance de penalty en égalisant dans les toutes dernières secondes de la prolongation (120min + 1) puis finissent par l’emporter (3 tirs aux buts à 1). « Un match unique » dira même notre bon vieux Zizou.

Ce qu’on retient

  • (Rien ?)
  • Le buteur croate, Ivan Klasnic, aurait pu être un héros … il finira grand responsable de la défaite de son équipe. Manque d’expérience flagrant, il est l’auteur de la passe (stupide) qui amènera le coup franc décisif (hors jeu croate), qui lui-même amènera le but. Heureusement pour lui, personne n’y prête attention.

Le favori est mort, vive le favori !

Arshavin, le jeune prodige russe

Incroyable mais vrai, la Russie renvoie les Pays-Bas à la maison. Incroyable ? Non, pas tant que ça.. Après une entrée dans la compétition plutôt crispée (défaite 4-1 face à l’Espagne), les russes montent en puissance match après match. Certes, et au vu de ses performances, dans l’absolu on pourrait restreindre la force de la Russie à un seul joueur, Andreï Arshavin. Ce serait faire une grossière erreur. Le grand atout russe, c’est le collectif. La raison ? Le pari Guus Hiddink : un groupe soudé composé de joueurs évoluant exclusivement au pays (à l’exception de Ivan Saenko qui évolue en Allemagne) et qui se connaissent très bien.

Ce qu’on retient

  • Le plus beau match de ces quarts de finale
  • Arsenal, Barcelone et Chelsea se sont déjà positionnés sur Arshavin… Rapides les types !
  • Robben a dû bouillonner sur le banc.

Le duel tactique

Alléchant sur le papier, le match Espagne-Italie n’a pas tenu toutes ses promesses. Les deux équipes étaient particulièrement tendues et très vite le spectateur réalise.. On se retrouve face à duel tactique de la part des sélectionneurs, avec comme principale consigne : « Surtout ne pas prendre de but ». D’ordinaire habitués à privilégier l’offensive, les hispaniques se sont contentés de contenir les italiens … qui, eux aussi, ont fait exactement la même chose. Résultat, un ballon qui circule essentiellement au milieu de terrain et un public qui s’endort.
Iker Casillas et Cesc Fabregas assurent et l’Espagne accède au dernier carré.

Ce qu’on retient

  • L’Italie sans Pirlo, c’est la France sans Ribéry en « moins pire ».
  • Le duo Torres / Villa, ça marche moins bien depuis que ce dernier est passé meilleur buteur de la compétition.
  1. ce qu’on retient “Robben a du bouillonner sur le banc”
    en effet en ayant pris les pays bas favoris on tombe de haut
    face au russes infatigables Les Hollandais n’avaient pas Duracell a la fin pour égaliser et marquer de nouveau tanpis on ne reverra pas les prouesse de Robben Nistelrooy et Sneijder

  2. sympa l’article! je ne suis pas d’accord avec “Le duo Torres / Villa, ça marche moins bien depuis que ce dernier est passé meilleur buteur de la compétition. ”
    je m’explique :
    Torres et Villa n’ont pas joué le dernier match de poule étant donné que l’Espagne était déjà qualifiée et contre l’Italie ils ont joué contre une équipe qui défend à 9 dans ses 30m…. Je pense surtout que leur manque d’efficacité dans ce match vient du manque de soutien des milieux de terrain espagnols… on a bien vu xavi qui jouait devant sa défense et n’osait pas aller de l’avant.

  3. @Lutteur > T’inquètes pas, ils vont faire mal à la coupe du monde 2010 :-D

    @Loic > Comme je l’ai dit dans mon article, les consignes strictes des sélectionneurs ont certainement empêché le duo de briller. Mais j’ai quand même trouvé que Villa se la jouait un peu perso, recherchant par moment (trop souvent ?) l’exploit individuel au détriment d’un une-deux potentiellement plus efficace.
    Peut-être que son intention était de focaliser la défense italienne sur lui pour servir Torres sur un plateau le moment venu. Peut-être… On verra bien jeudi soir !

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